1786 de Vienne
A Wolfgang Wagner à Riedt sur le Rossersberg -Oberland Pairn près de Munich - Rosenheim à remettre à Wagner à Riedt - Rossersberg
Tout d'abord je vous salue, mon père et ma mère.
Ensuite j'espère que ces quelques lignes vous trouveront en bonne santé.
Je suis vivant et vous informe que je suis en bonne santé.
Je vous informe que je travaille chez le charpentier de ponts sur le Tabor, car l'eau a causé deux fois de gros dégâts. L'eau est arrivée à Rossau et à Léopoldtstadt jusqu'au 1er étage et est rentrée par les fenêtres. Moi-même j'ai été obligé de faire des allers-retours en bateau pour me rendre à mon travail. Des milliers de stères de bois ont été emportés par les flots. Puis le pont a été gravement endommagé.
Je dois te dire aussi que je ne rentrerai pas à la maison cet hiver, car j'ai du travail pour tout l'hiver. Je voudrais bien parler avec vous moi-même mais le chemin est trop long, et j'ai été très peiné en recevant votre lettre d'apprendre que la vieille Danièle Barwara est morte, car elle m'aimait bien. Je sais qu'elle aurait bien aimé me revoir avant de mourir. Je suis désolé de ne pas avoir pu revenir à la maison depuis mon départ, mais je ne pensais pas rester absent si longtemps.
Je ne peux pas écrire grand-chose de Vienne pour le moment, car depuis que le roi Frédéric de Prusse est mort, on n'entend plus parler de guerre, tout est en paix et si tu m'écris, écris s'il te plait à Vienne, Leopoldtstadt, Stadtguetgasse n° 282, chez Monsieur Mathias Lang.
Michael Wagner, le 31 du mois d'Automne, 1786
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